Celui qui aspire après l’ineffable (le Nirvâna), dont l’âme est satisfaite, dont la pensée n’est point enchaînée par l’amour, — celui-là, on l’appelle : « Qui est entraîné en haut par le courant[1] ».
Celui qui est attentif à l’Ineffable (Nibbana), demeure avec un esprit inspiré (par la sagesse supramondaine) et n’est plus lié par les plaisirs sensoriels – un tel homme est appelé « Celui Lié en Amont ».

Commentaire approfondi

Ce verset a été prononcé au monastère de Jetavana à propos d'un moine aîné qui avait atteint l'état de non-retour (Anagami). Lorsque ses disciples lui demandèrent s'il avait atteint l'illumination, il resta silencieux par modestie, estimant que même un laïc pouvait atteindre la troisième étape de l'illumination et qu'il devait attendre d'atteindre l'étape finale avant de parler. Après sa mort et sa renaissance dans les Demeures Pures, ses disciples en deuil recherchèrent les conseils du Bouddha. Le Bouddha les réconforta en leur expliquant que leur professeur avait effectivement atteint le troisième stade et qu'il était désormais libéré des cinq chaînes inférieures. L'enseignement met en évidence le concept de « l'Ineffable » (le Dhamma au-delà des mots) – un état transcendant la réalité conditionnée et la conceptualisation. Le Bouddha explique que les vrais pratiquants ne se vantent pas de leurs accomplissements, car la recherche de « l'accomplissement » implique la persistance de l'ego. Le verset décrit « Celui qui est lié en amont » (Uddhamsoto) – un pratiquant qui n'est plus influencé par les désirs sensoriels et qui est fermement sur le chemin de la libération finale, transcendant le cycle des naissances et des morts.

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