Si l’on se tient pour cher à soi-même, soigneusement on doit veiller sur soi-même. Des trois veilles, que le sage veille au moins une[1] !
Si l’on se tient à cœur, on doit se surveiller avec diligence. Que le sage veille pendant l’une des trois veilles de la nuit.

Commentaire approfondi

Ce verset a été prononcé à propos du prince Bodhi, qui désirait profondément un enfant. Il étendit un tapis pour le Bouddha, jurant secrètement que si le Bouddha marchait dessus, il aurait une progéniture. Le Bouddha, connaissant son passé, refusa. Il a expliqué que dans une vie antérieure, Bodhi et sa femme avaient mangé des œufs et des oisillons d'oiseaux pour survivre sur une île, et que ce mauvais karma était à l'origine de leur stérilité actuelle. Le Bouddha a enseigné que s'aimer véritablement, c'est se protéger de commettre des actes malsains à travers les « trois veilles » (les étapes de la vie : la jeunesse, l'âge mûr et la vieillesse). Une personne sage regarde vers l’avenir, comprenant que les actions présentes façonnent les résultats futurs. Le véritable amour de soi consiste à garantir que sa conduite morale reste pure, apportant la paix plutôt que le chagrin dans le futur.

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