Commentaire approfondi
Ce verset du Dhammapada a été enseigné par le Bouddha au monastère de Bamboo Grove en relation avec le Vénérable Jotika. Selon l’histoire, après avoir tué son père, le roi Ajātasattu voulait également s’emparer du manoir orné de joyaux du trésorier. Lorsqu'il y menait son armée, le roi voyait son propre reflet et celui de ses troupes briller sur les murs incrustés de joyaux. Prenant ces réflexions pour des forces ennemies préparées au combat, il n'osa pas s'approcher. Ce jour-là, le trésorier s'était purifié par l'observance et s'était rendu au monastère pour entendre le Bouddha enseigner. Pendant ce temps, le roi Ajātasattu fut réprimandé et frappé par l'esprit gardien à la porte, ce qui le terrifia. Il s'enfuit dans le monastère et rencontra inopinément le trésorier. Le roi fut étonné et les deux commencèrent à se disputer. Le roi voulait prendre toutes les richesses du trésorier, tandis que celui-ci le mettait au défi de retirer les vingt bagues de ses doigts. Le roi essaya de toutes ses forces mais échoua. Voyant la conduite du roi, le trésorier devint las de la vie mondaine et demanda au Bouddha la permission de sortir. Après avoir été ordonné, Jotika a pratiqué avec diligence et a rapidement atteint le statut d'Arahat. Lorsqu'il atteignit la réalisation, tous ses bijoux précieux et toutes ses richesses disparurent et les divinités ramenèrent sa femme Satulakāyī à Uttarakuru. Un jour, les moines ont demandé au vénérable Jotika : « Ami Jotika, votre manoir ou votre femme vous manquent ? Il a répondu : « Non, mes amis. » Les moines rapportèrent au Bouddha que ce moine devait mentir. Le Bouddha dit : « Moines, c’est vrai : il n’a pas envie de ces choses-là. » L'ambition humaine est sans fond. Personne ne pourra jamais combler complètement le vaste vide de l’avidité. Les gens veulent généralement plus, pas moins. Même en sachant que plus on a envie, plus on souffre, les gens choisissent souvent de souffrir plutôt que d'arrêter. Le roi Ajātasattu est un exemple d’une telle ambition. L’ambition des dirigeants peut être bien plus grande que celle des gens ordinaires. Même s’ils occupent des postes de grande autorité, ils sont souvent les plus pauvres de tous en termes de contentement, car ils ne se sentent jamais satisfaits. Seuls les dirigeants sages et vertueux, ceux qui pratiquent le Dharma et se soucient plus du peuple que d’eux-mêmes, peuvent maîtriser leur propre cupidité. Ces dirigeants recherchent le bien-être du plus grand nombre plutôt que le gain personnel. D’autres, motivés par leur intérêt personnel et leur désir de pouvoir, ne recherchent que leur propre plaisir. Ajātasattu voulait saisir les biens du trésorier, mais il fut finalement arrêté. En apparence, l’histoire peut paraître miraculeuse, mais si nous y réfléchissons attentivement, sa signification est profonde. La cupidité ne peut jamais être satisfaite. L’esprit gardien peut être compris comme le symbole de la sagesse discernante, nous avertissant de nous arrêter avant que les conséquences ne deviennent insupportables. Le roi entra dans le monastère et rencontra le trésorier, puis essaya de lui prendre même les anneaux des mains, mais il échoua. Cela montre que le pouvoir du monde ne peut pas être comparé au pouvoir de la sagesse. Seule la lumière de la sagesse peut dissiper les épaisses ténèbres de l’ignorance et du désir. Quand la sagesse brille, on voit la nature illusoire de la vie mondaine. Voyant clairement l’avidité du roi et la manière dont les gens utilisent le pouvoir pour s’emparer de ce qui appartient aux autres, le trésorier fut désenchanté par les affaires du monde et résolut de renoncer à tout pour suivre le Bouddha. Avec cette ferme détermination d’abandonner toutes choses, il atteignit bientôt le statut d’Arahat. Dans ce verset, le Bouddha nous apprend à abandonner tous les liens, non seulement ceux du royaume humain mais aussi ceux de l’existence céleste. Ce n'est qu'en abandonnant tout attachement que le pratiquant peut réaliser la vraie liberté et la vraie paix.
Assistant IA Zen
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