Celui de l’âme duquel sont tombés la haine, l’orgueil et l’hypocrisie, comme tombe la graine de moutarde placée sur la pointe d’une aiguille, — celui-là, je le dis « un Brâhmana ». Page 25 sur 26
Celui dont la convoitise et la haine, l'orgueil et l'hypocrisie sont tombés comme un grain de moutarde de la pointe d'une aiguille, je l'appelle un saint homme.

Commentaire approfondi

Ce verset a été enseigné par le Bouddha au monastère de Bamboo Grove en relation avec l'Ancien Mahapanthaka, connu sous le nom de Big Wayman. Selon l'histoire, lorsque l'aîné Cūḷapanthaka, connu sous le nom de Little Wayman, n'a pas pu mémoriser ne serait-ce qu'un seul verset après trois mois, son frère aîné Mahapanthaka l'a renvoyé du monastère, a fermé la porte et a dit : " Vous manquez de capacités et ne pouvez pas comprendre le Dharma. Vous avez également renoncé au bonheur du monde. Quelle raison vous reste-t-il de rester ici ? Partez. " Les moines discutèrent de la question en disant : " Mes amis, l'ancien Mahapanthaka a agi de telle manière. Il est certain que même ceux qui ont abandonné les souillures peuvent parfois encore ressentir de la colère. " Puis le Bouddha est venu et a demandé : « Moines, de quoi êtes-vous réunis ici pour discuter ? Ils lui ont signalé l'affaire. Le Bouddha dit : "Moines, ce n'est pas le cas. Ceux qui ont abandonné les souillures n'ont aucune souillure intérieure, ni avidité, ni haine, ni illusion. Il a agi ainsi parce qu'il a placé le Dharma et l'esprit du Dharma au-dessus de tout." L’enseignement principal de ce verset est que les pratiquants doivent abandonner les trois poisons. Ces trois éléments apportent d’innombrables formes de souffrance et d’esclavage. Le Bouddha a enseigné que ceux qui sont sortis doivent vivre avec discipline, vertu et sagesse – un mode de vie noble orienté vers le haut. Si les pratiquants continuent à héberger et à s'adonner à ces poisons, leur vie spirituelle ne portera pas beaucoup de fruits sains. Le bouddhisme vise à briser l’attachement à soi. Tant que nous nous accrochons à nous-mêmes et à des visions fixes, nous continuons à errer dans le cycle douloureux de la naissance et de la mort. L’avidité, la haine, l’illusion et l’orgueil devraient être chassés comme on chasserait les serpents venimeux de la maison. Sinon, ces serpents mortels pourraient détruire notre vie sans même que nous nous en rendions compte. Ils bloquent notre progression vers le refuge sûr de la libération. Nous devons courageusement les supprimer ; ce n’est qu’alors que la maison de notre cœur pourra devenir paisible, chaleureuse et heureuse. L’histoire montre que même si Cūḷapanthaka n’était pas aussi doué intellectuellement que son frère, cela ne signifiait pas qu’il ne pouvait pas pratiquer. Ce qui compte le plus, c’est d’éliminer les souillures et les afflictions de l’esprit. Même si l’on a beaucoup étudié, maîtrisé de nombreuses écritures ou possède une vaste connaissance du passé et du présent, sans une pratique diligente pour purifier l’esprit, un tel apprentissage n’apporte que peu de bénéfices sur le chemin de la libération. Pour cette raison, le bouddhisme met davantage l’accent sur la pratique que sur la théorie. Quel avantage y a-t-il à apprendre sans pratique ? Cela ne fait qu’augmenter les opinions intellectuelles. Pourtant, une telle connaissance peut elle-même devenir un obstacle, suscitant l’arrogance et le mépris des autres, et conduisant à mépriser ceux qui sont considérés comme incultes. Il faut se méfier : beaucoup d’apprentissage sans pratique peut conduire au déclin. C'est une vérité indéniable. Par conséquent, nous devons habilement équilibrer l’étude et la pratique. L’étude doit soutenir la pratique. Il faut des yeux clairs pour voir la route et éviter les fosses dangereuses ; c'est comme comprendre l'enseignement. Il faut des jambes fortes pour marcher ; c'est comme une pratique réelle. Des yeux brillants avec des jambes faibles ne peuvent pas aller loin, et des jambes fortes sans yeux clairs peuvent rester coincées au même endroit. Ainsi, étude et pratique, théorie et expérience doivent aller de pair. La connaissance et l’action doivent ne faire qu’un. C’est seulement alors que de grands bénéfices surgiront sur le chemin spirituel.

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