Celui qui se livre à la distraction, non au recueillement, qui sacrifie l’utile à ce qu’il aime, — que celui-là porte envie à celui qui se plonge dans la méditation.
S'adonnant à des choses à éviter et ne s'exerçant pas là où l'effort est nécessaire, un chercheur de plaisirs, ayant renoncé à son véritable bien-être, envie ceux qui aspirent au leur.

Commentaire approfondi

Ce verset a été enseigné au monastère de Jetavana concernant une famille de trois personnes. À Savatthi, un couple avait un fils unique qu'ils abritaient et aimaient tendrement. Bouddhistes dévoués, les parents invitaient autrefois le Bouddha et ses moines à un repas. En entendant les chants des moines, le fils fut inspiré à renoncer au monde. Sachant que ses parents refuseraient, il mentit à sa mère et s'enfuit au monastère pour devenir moine. Lorsque le père découvrit que son fils avait prononcé ses vœux, il décida également de renoncer à la vie mondaine, suivi par la mère après les avoir retrouvés tous les deux au monastère. Malgré leur ordination, les trois sont restés émotionnellement attachés et se cherchaient fréquemment pour socialiser. Le Bouddha leur reprochait cet attachement, enseignant que même si leur renonciation était louable, leur désir mondain restant entravait leur progrès spirituel. Il a souligné que la véritable pratique nécessite une réflexion interne et la libération des liens émotionnels plutôt que de rechercher des distractions externes.

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