Ce ne sont ni la nudité[2], ni les cheveux tressés, ni la saleté, ni le jeûne, ni l’habitude de coucher sur la dure, ni un enduit de poussière, ni une posture immobile, qui purifient le mortel qui n’a point triomphé de la concupiscence.
Ni se promener nu, ni les cheveux emmêlés, ni la saleté, ni le jeûne, ni s'allonger par terre, ni s'enduire de cendre et de poussière, ni s'asseoir sur les talons (en pénitence) ne peuvent purifier un mortel qui n'a pas surmonté le doute.

Commentaire approfondi

Le Bouddha a enseigné ce verset au Jeta Grove concernant le ministre Santati. Récompensé par sept jours de règne de la part du roi Pasenadi, Santati passa son temps dans une totale indulgence. Lorsque son danseur préféré mourut subitement, il fut submergé de chagrin et alla voir le Bouddha. En entendant le Dharma, il réalisa l’impermanence de la vie, atteignit instantanément le statut d’Arahant et mourut bientôt. Bien que d'autres moines doutaient de la manière dont un fêtard pouvait atteindre l'illumination, le Bouddha expliqua que son karma passé était mûr. Cette histoire illustre que les plaisirs du monde recèlent inévitablement de la souffrance. L'impermanence est la nature de l'existence. Cependant, un chagrin extrême peut parfois déclencher un profond réveil, transformant le désastre en bénédiction. Le Bouddha souligne qu’un véritable pratiquant doit observer et contrôler son esprit avec diligence. Comme l'ont enseigné de grands maîtres Zen, « Réfléchir sur soi-même est le devoir fondamental ; cela ne peut être obtenu des autres » et « La vraie vision consiste à voir ses propres défauts, pas ceux des autres. » Qu’il soit ordonné ou laïc, quiconque purifie sincèrement son esprit, évite de nuire aux autres et cultive la compassion peut atteindre la libération.

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